Thomas Vinau - Le camp des autres



Résumé: Gaspard et son chien s’enfuient dans la forêt. L’enfant a peur, il a froid, il a faim, il court, il trébuche, il se cache. Il est blessé. Un homme le recueille. Qui est ce Jean-le-blanc ? Un sorcier, un contrebandier, un professeur ? Avec lui, et d’autres récalcitrants – ceux de la Caravane à Pépère qui défraya la chronique au début du XXe siècle – Gaspard va découvrir la vie en marchant sur le monde.




Mon avis:
Cher(e) lecteur/lectrice,

     J'ai reçu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister. Je t'avoue que ce n'était pas mon premier choix mais ce qui m'a attiré vers cet ouvrage c'est son contexte historique, l'idée de découvrir des personnalités peu communes et cet enfant se retrouvant seul dans la forêt.
     C'est un texte assez court qui se lit rapidement. Néanmoins, je sens, à mon grand regret, que ce livre ne m'a pas marqué durablement. J'ai déjà rencontré des romans ayant les mêmes thèmes que ceux abordés dans Le camp des autres et ces bouquins m'ont fait une plus forte impression que ce récit. L'auteur n'a pas réussi à m’entraîner. J'espérais que ce livre puisse avoir de l'emprise sur moi et je regrette que ce ne soit pas le cas.

Les dialogues
     Le seul problème que j'ai eu par rapport au texte (du point de vue de la mise en page) c'est que j'aurais aimé que les dialogues soient plus marqués (saut à la ligne, tiret) car ici, ces derniers sont confondus avec la partie narrative (sans aucune marque de ponctuation) et j'avais tendance à comprendre à contre temps que les personnages parlaient. Sans être une véritable gêne dans le cas présent puisque le texte est relativement court, je trouve, de manière générale, qu'un récit est plus dynamique quand les dialogues sont plus marqués. Evidemment, il s'agit d'un défaut qui reste anecdotique.

     Ce qui m'a vraiment dérangé c'est que tout m'a semblé trop rapide et simplement effleuré. De ce fait, plusieurs choses négatives (à mon sens) en ont découlé.

Peu d'éléments pour juger et comprendre
     Premièrement, j'ai eu l'impression que l'auteur avait pris un parti pris. Nous avions d'un côté les bons et d'un autre côté les méchants. A mon sens, nous n'avons pas assez de recul et d'éléments pour juger et comprendre complètement cette histoire. Je pense que les torts sont partagés. Malheureusement, tout découle d'une incompréhension et d'un jugement à la fois trop rapide et trop facile. J'ai été déçue de ne pas avoir plus d'éléments pour connaitre chaque camp. J'ai trouvé que les exemples choisis étaient trop restreints, seule une partie infime de chaque camp est représentée.

La caravane à Pépère
     Deuxièmement, j'attendais de découvrir la caravane à Pépère et j'ai également été frustrée de ce côté-là. Effectivement, les personnages sont très intéressants mais comme précédemment, on ne les voit que très peu. J'aurais voulu suivre Sarah et les autres beaucoup plus longtemps. Apprendre à les apprécier, à les connaitre, passer du temps avec eux, que Gaspard puisse discuter avec eux, échanger, poser des questions et qu'on ne se contente pas d'un seul monologue pour chacun. Qu'en gros, ils deviennent une famille mais j'ai besoin de temps pour m'attacher et découvrir chacun à travers leurs paroles et leurs actions. Ici, je n'ai pas pu créer de véritable liens avec eux et pourtant j'aurais tellement voulu. J'ai particulièrement aimé le personnage de Sarah qui me semblait avoir un bon potentiel mais je reste sur ma faim.

Un style
     Malgré tout, je dois avouer que l'auteur à un style qui ne m'a pas laissé insensible. Un style très poétique.

Des réflexions
     Certains passages m'ont réellement marqués et ont fait écho en moi à cause de ce qui est dit et/ou à cause de la tournure de la phrase que je trouve magnifique et qui est à la limite (parfois) du féerique. J'ai envie de vous citer un passage (note que ceci ne m'arrive pas souvent) juste sublime et qui laisse à penser et à réfléchir. "Si quelqu'un par un beau jour te dit qui tu ne vaux rien dis-toi qu'il te veut à son service et quand tu le croiras tu seras son esclave.". Dans ce livre, vous en trouverez beaucoup d'autres et personnellement, après ce genre de citation, je reste songeuse. C'est un livre qui interpelle et qui fait réfléchir.

     En conclusion, je vous encourage à le lire et à vous faire votre propre opinion car même si ça ne l'a pas fait avec moi puisque j'ai eu le sentiment de ne pas avoir assez d'accroche avec les personnages et l'histoire, je trouve que c'est un livre qui n'est pas inintéressant.

Muxu,
Marion.

PS: Pour continuer le plaisir...
-Lire: Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher.


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